Comme cette photo que nous avons prise lors de notre rencontre avec Alino à Ilocos Sur... Il fait parti de la communauté musulmane évoquée deux articles plus bas. Sa famille partage avec 500 autres personnes, un seul bloc sanitaire composé d'une toilette pour les hommes et une autre pour les femmes. C'est pourquoi chacun doit prendre son tour et parfois attendre plusieurs dizaines de minutes pour utiliser les sanitaires. Ainsi il y a quelques mois, la maman d'Alino est allée attendre son tour laissant ses trois enfants à la maison. Lorsqu'elle est revenue la maison était en feu. Un de ses trois petits garçons a péri dans l'incendie tandis que les deux autres ont été très gravement brulés.
Les conditions d'hygiène, la surpopulation du quartier, l'accès limité à l'eau, le manque de moyen de la municipalité et la mise à l'écart totale dont est victime la communauté musulmane font qu'après plusieurs mois Alino est toujours dans cet état : des plaies non cicatrisées et infectées, et probablement une douleur insupportable !
Cette photo est déjà terrible mais peu en comparaison de ce que nous avons ressenti sur place. Nous sommes repartis avec l'idée, le besoin de faire quelque chose pour cette communauté et quelque chose pour Alino, pour que l'an prochain nous ayons une autre photo à vous montrer. Une photo que nous ne serons pas mal à l'aise de publier !
Ainsi nous espérons cette année pouvoir construire plusieurs toilettes dans le quartier et trouver un dermatologue pour tenter de soigner Alino et d'atténuer les cicatrices.
Merci à la petite demoiselle de Hong Kong dont le doudou (un beau gros lapin blanc en peluche) est venu sécher les larmes d'Alino !


